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Notre mission

' L'AFCN promeut la protection efficace de la population, des travailleurs et de l'environnement
contre les dangers des rayonnements ionisants'.

RADON

Lancement de la campagne « Les images médicales ne sont pas des photos de vacances »


La deuxième phase de la campagne de sensibilisation intitulée « Pas de rayons sans raison », menée par le SPF Santé publique avec l'appui de l'INAMI, de l'AFCN et du secteur de l'imagerie médicale, a débuté le 23 mai 2013. Cette campagne a pour objectif de sensibiliser tant les patients que les médecins prescripteurs et exécutants et les dentistes à l'importance de mieux avoir recours aux techniques d'imagerie médicale.

La participation de l'AFCN à cette campagne s'inscrit dans le cadre de notre missions de protection de la santé de la population contre les effets indésirables des rayonnements ionisants. Si l'on considère la dose totale de rayonnements à laquelle le Belge moyen est exposé au cours de sa vie, la moitié environ provient des examens d'imagerie médicale (ex. CT-scans). Les techniques d'imagerie médicales qui ont recours aux rayonnements ionisants sont incontournables dans la médecine moderne, mais elles ne sont pas sans risque. Ainsi, l'exposition aux rayonnements ionisants augmente le risque de développer un cancer. Cette augmentation est certes limitée dans le cas des examens d'imagerie médicale, mais la prudence reste néanmoins de mise. Plus la dose de rayonnements reçue est élevée, plus le risque d'effets indésirables augmente. De surcroît, le risque d'effets indésirables augmente en fonction de la fréquence des examens subis. Il est dès lors nécessaire d'éviter toute répétition inutile de ces examens et de toujours considérer les avantages attendus et les inconvénients potentiels de ces examens.

Au cours des dernières années, on constate une sensible hausse, de l'ordre de 4% par an, au niveau de l'exposition aux rayonnements à des fins diagnostiques. Des chiffre en provenance de l'AIEA et d'autres études révèlent le caractère superflu d'une proportion non négligeable de ces examens et l'existence, dans certains cas, d'alternatives préférables.

En vue de stimuler l'utilisation de l'imagerie médicale à bon escient et de réduire l'exposition aux rayonnement de la population belge, BELMIP a été créée voici trois ans. Il s'agit d'une plateforme composée de représentants du SPF Santé publique, de l'INAMI et de l'AFCN, ainsi que de professionnels du secteur médical. Concrètement, la mission de cette plateforme se décline en diverses actions de sensibilisation qui s'adressent tant au grand public qu'au secteur. Parmi ces actions, le lancement de la campagne intitulée « Les images médicales ne sont pas des photos de vacances. Pas de rayons sans raison. » doit encourager patients et médecins à entamer le dialogue sur la nécessité de recourir à des examens d'imagerie médicale impliquant une exposition aux rayonnements ionisants.

BELMIP a déjà développé des critères de prescription auxquels les médecins prescripteurs peuvent se référer pour décider du type d'examen le plus indiqué dans certains cas de plaintes ou symptômes spécifiques. Eu égard à l'évolution rapide des techniques d'imagerie médicale, ces directives s'avèrent utiles aux médecins généralistes dans la mesure où elles leur permettent de rester au courant des derniers développements et de poser un choix motivé en faveur d'un type d'examen particulier (échographie, radiographie, CT-scan...). Sur base de ces critères et grâce à la récente standardisation des prescriptions pour les examens d'imagerie médicale, l'INAMI établit des profils de prescription qui aident les médecins prescripteurs à savoir s'ils sont plus ou moins enclins que la moyenne à prescrire des examens ayant recours aux rayonnements ionisants.

En parallèle, des initiatives voient également le jour afin d'améliorer la qualité de l'imagerie médicale et, par analogie à ce qui existe déjà en radiothérapie et en médecine nucléaire, un système d'audits cliniques est actuellement développé pour le domaine de la radiologie. Par ailleurs, l'AFCN surveille également la dosimétrie des patients : les médecins sont tenus de communiquer à l'AFCN les doses qu'ils ont appliquées en imagerie médicale et l'AFCN les convertit en statistiques pour ensuite en dégager des valeurs de référence.

Enfin, l'AFCN travaille à la mise sur pied d'un système de notification d'incidents, qui contribuera à prévenir, de manière ciblée, la répétition de certains incident.


30 Mai 2013


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