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Doel 3/Tihange 2 : clarification quant à la détection, au positionnement et au dimensionnement des indications de défauts


En réaction aux diverses informations parues ces derniers jours dans la presse, l'AFCN souhaite clarifier l'état actuel des connaissances quant au nombre et aux dimensions des indications de défauts présentes dans l'acier des cuves de Doel 3 et de Tihange 2.


2012 : découverte des indications de défauts

Durant l'été 2012, Electrabel a mené une inspection par ultrasons des cuves des réacteurs de Doel 3 et Tihange 2 au moyen d'un équipement de mesure appelé « MIS-B ». Ces inspections ont révélé la présence d'indications de défauts dont le nombre et le dimensionnement (tels que mesurés à l'époque) figurent dans les tableaux ci-dessous :

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Quand l'AFCN a donné son feu vert le 17 mai 2013 pour le redémarrage de Doel 3 et de Tihange 2, elle a assorti sa décision d'une série d'exigences préalables au redémarrage et d'une série d'exigences qu'Electrabel devait remplir endéans un cycle d'exploitation (consulter le « rapport final d'évaluation de l'AFCN » de mai 2013). Parmi cette deuxième série d'exigences figurait la qualification complète de l'instrument de mesure « MIS-B ». En d'autres termes, Electrabel devait démontrer que :

  • cette machine permet de détecter l'ensemble des indications de défauts présentes dans l'acier des cuves ;
  • la méthode utilisée pour interpréter les signaux renvoyés par la machine permet de dimensionner correctement les indications de défauts détectées.

Début 2014, l'analyse des résultats de la qualification a montré que les paramètres de détection de la machine MIS-B ne permettaient pas de détecter toutes les indications de défauts et que la méthode utilisée pour l'interprétation des signaux avait tendance à sous-dimensionner une partie des indications de défauts détectées.


Réinterprétation des résultats de 2012 avec un dimensionnement conservatif

La méthode a été modifiée de façon à garantir un dimensionnement conservatif des indications de défauts, c'est-à-dire garantir que la mesure d'une indication de défaut est égale ou supérieure à sa taille réelle. L'application de cette procédure améliorée peut impliquer que des indications de défauts extrêmement proches les unes des autres sont considérées comme une seule indication de taille plus importante. L'application de la nouvelle méthode entraîne donc une légère diminution du nombre d'indications de défauts considérées, mais aussi une augmentation de leur taille moyenne et de leur taille maximale, en raison du regroupement artificiel des indications de défauts.

Cette nouvelle méthode a été utilisée par Electrabel pour réinterpréter les résultats de l'inspection par ultrasons menée en 2012, de façon à affiner le dimensionnement des indications de défauts telles qu'elles avaient été détectées en 2012. Ce sont ces résultats qui ont circulé dans la presse ces derniers jours. Ils sont détaillés dans les tableaux ci-dessous :

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Nouvelle inspection par ultrasons avec abaissement du seuil de détection et dimensionnement conservatif

Par ailleurs, pour garantir la détection de l'ensemble des indications de défauts, Electrabel a augmenté la sensibilité de la détection ultrasonique de la machine MIS-B. En mai et juin 2014, l'exploitant a mené, à la demande de l'AFCN, une nouvelle inspection par ultrasons à Doel 3 et à Tihange 2 en appliquant ces nouveaux paramètres de détection et a ensuite interprété les résultats obtenus à l'aide de la méthode de dimensionnement modifiée.

La combinaison de ces deux améliorations a mené à la détection d'environ 60% d'indications de défauts en plus dans l'acier des cuves de Doel 3 et de Tihange 2.

La nouvelle méthode a tendance à regrouper des signaux de très faibles amplitudes, caractéristiques de petites indications de défauts qui n'auraient pas pu être détectées avec les seuils de détection appliqués en 2012. Ces regroupements entraînent de ce fait un surdimensionnement des indications de défauts.   La taille moyenne et la taille maximale des indications de défauts ont donc elles aussi à nouveau augmenté.

Electrabel a transmis à l'AFCN une synthèse finale des nouvelles données obtenues courant du mois de février. Celles-ci sont détaillées dans les tableaux ci-dessous :

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Le 16 décembre 2014, l'augmentation du nombre d'indications de défauts détectées a été portée à la connaissance de la sous-commission Sécurité Nucléaire de la Chambre des Représentants et annoncée dans le « rapport intermédiaire 2014 » publié par l'AFCN sur son site web.

L'AFCN insiste sur le fait qu'il s'agit de données brutes, qui doivent encore être vérifiées et validées par l'autorité de sûreté nucléaire et par l'organisme de contrôle agréé AIB-Vinçotte.

En outre, l'AFCN  tient à formuler deux précisions importantes :

  • les nouvelles indications de défauts détectées sont situées dans les mêmes zones que les indications précédemment détectées, de sorte que leur présence se traduit essentiellement par une augmentation de la densité locale d'indications de défauts. Celles-ci sont laminaires (parallèles à la paroi) et sont situées dans l'acier des cuves et pas dans le revêtement (cladding), à une profondeur comprise entre 5 et 150 millimètres. L'augmentation de la sensibilité de détection par ultrasons a permis de les détecter.
  • les indications de défauts déjà détectées en 2012 n'ont pas évolué entre 2012 et 2014. Pour évaluer une éventuelle évolution entre 2012 et 2014, Electrabel a appliqué les anciens seuils de détection et la nouvelle procédure d'interprétation aux mesures réalisées en 2014. De cette manière, l'exploitant a pu comparer des données mesurées de façon identique.

Enfin, l'AFCN rappelle que :

  • l'analyse de l'impact de la présence de ces indications de défauts sur les propriétés mécaniques de l'acier des cuves est toujours en cours (lire à ce sujet notre communiqué du 13 février 2015). Ces nouvelles informations ne permettent donc aucunement de tirer des conclusions sur l'intégrité structurelle des deux cuves et a fortiori sur l'issue de ce dossier.
  • les rapports qu'Electrabel doit remettre à l'AFCN pour justifier un éventuel redémarrage des deux réacteurs feront l'objet d'une analyse approfondie par l'autorité belge de sûreté nucléaire. L'entièreté du dossier sera également soumis pour analyse à un laboratoire indépendant.

Comme en 2013, selon son principe de transparence, l'AFCN publiera sur son site web le rapport définitif qui lui sera remis par Electrabel.


>> Consulter notre dossier « Doel 3/Tihange 2 »


* Toutes les informations concernant cette pièce n'ont pas encore été transmises à l'AFCN. Ces informations sont disponibles chez Electrabel.


25 Février 2015


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